Chronique de l’improviste : Sculptées, liftées, perdues : plongée dans une beauté sous anesthésie
Dans un monde où l’algorithme a remplacé le miroir, et où la validation sociale tient dans un like bien dodu, le Sénégal n’échappe pas à la grande messe planétaire de la chirurgie esthétique. Les bouches se gonflent, les fesses prennent du galon, et les ventres disparaissent comme par magie… ou plutôt par scalpel. Bienvenue dans l’ère de la renaissance sous facturation, souvent sans garantie de reprise, ni service après-découpe au scalpel.
À première vue, rien de plus banal que de jeunes femmes montant dans un vol à destination d’Istanbul, Tunis ou New-York, sac Louis Vuitton (version fake), passeport serré contre le cœur, et rêvent d’avoir « la silhouette vue sur Instagram ». Elles quittent le pays, seules, direction une clinique au nom plein de promesses : « Body Perfect », « Clinique Renaissance » ou « Beauty Empire ». Elles s’envolent ainsi vers des oasis artificielles de beauté, pour subir ce qu’on appelle une liposuccion, une rhinoplastie, une augmentation mammaire ou un lifting brésilien des fesses (ou Brazilian Butt Lift), une technique qui consiste à aspirer la graisse du ventre pour la réinjecter dans les fesses. En résumé : on leur pompe le gras pour les leur remettre là où leur ego pense que leur avenir se joue.
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