🇨🇫 Centrafrique : Deux ex-chefs rebelles condamnés par la CPI 🇨🇫
Le 24 juillet 2025 restera une date marquante dans le long chemin vers la justice pour les victimes des violences en République centrafricaine. Après plus de quatre années de procès, la Cour pénale internationale (CPI), basée à La Haye, a condamné deux anciens chefs de milices anti-balaka à des peines de prison ferme. Alfred Yekatom a été reconnu coupable de 20 chefs d’inculpation et écope de 15 ans de prison, tandis que son co-accusé Patrick-Edouard Ngaïssona, coupable de 28 chefs d’accusation, a été condamné à 12 ans. Ces peines, bien que significatives, restent en deçà des attentes des parties civiles qui espéraient la peine maximale de 30 ans.
Alfred Yekatom, ancien député et dirigeant d’une société de sécurité privée, avait été arrêté fin 2018 à Bangui avant d’être extradé vers La Haye. Presque simultanément, Patrick-Edouard Ngaïssona, ex-président de la Fédération centrafricaine de football, était interpellé en France puis remis à la CPI. Leur procès, entamé il y a un peu plus de quatre ans, a connu de nombreux retards, notamment dus à la pandémie de Covid-19 et aux questions de renouvellement des mandats des juges.
Mais c’est désormais chose faite : la justice internationale a rendu son verdict, mettant un terme, du moins provisoire, à un des dossiers judiciaires les plus emblématiques du conflit centrafricain. Les faits reprochés aux deux hommes remontent à la période de septembre 2013 à février 2014. Cette période correspond à la tentative de retour au pouvoir du général François Bozizé, déchu quelques mois auparavant par la coalition rebelle Séléka.

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