Gambie : Mort d’un nourrisson après une excision, le débat sur les MGF relancé

Un drame a secoué la Gambie : une fillette d’à peine un mois est décédée des suites d’une excision, provoquant une hémorragie fatale. L’enfant, originaire du village de Wellingara, a été transportée en urgence à l’hôpital de Bundung, où elle a été déclarée morte à son arrivée. Deux femmes ont été arrêtées dans le cadre de l’enquête.

💬 « La culture n’est pas une excuse, la tradition n’est pas un bouclier ; il s’agit de violence, pure et simple », dénonce l’ONG Women In Leadership and Liberation (WILL), qui réclame justice. Pourtant, malgré l’interdiction des Mutilations Génitales Féminines (MGF) depuis 2015, la pratique persiste : 76 % des femmes gambiennes de 15 à 49 ans en sont victimes.

🔎 Selon Fatou Baldeh, fondatrice de WILL, « les parents pensent que les bébés guérissent plus vite, et que pratiquer l’excision très tôt permet de la dissimuler ». Un constat alarmant, alors que le Parlement gambien avait rejeté en juillet 2024 un projet de loi visant à dépénaliser les MGF.

👉 Ce drame relance le débat sur l’efficacité des lois face aux traditions ancrées. La Gambie, signataire de conventions internationales, peine à concilier droits humains et pression sociale.

Pour en savoir plus : [https://www.rfi.fr/fr/afrique/20250812-en-gambie-la-mort-d-un-b%C3%A9b%C3%A9-suite-%C3%A0-une-excision-g%C3%A9nitale-relance-le-d%C3%A9bat-sur-cette-pratique-interdite](https://www.rfi.fr/fr/afrique/20250812-en-gambie-la-mort-d-un-b%C3%A9b%C3%A9-suite-%C3%A0-une-excision-g%C3%A9nitale-relance-le-d%C3%A9bat-sur-cette-pratique-interdite)

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